4 mois de « sans régime », c’est aussi plein de bonnes choses


« Pourquoi tu le continues ce régime ? » me demande mon mari. « J’ai lu ton billet-bilan de l’autre jour et on peut pas dire que ce soit positif ! »

Donc vite vite, parlons du positif avant que je perde le soutien que j’ai à la maison !

1. Je pense tout le temps à la bouffe, à manger, aux régimes, à mes grosses fesses… Oui. Mais pas de la même manière. Intérieurement, je me parle tout de même avec beaucoup plus de bienveillance qu’avant ! Rien à voir, même. Je crois même que ça fait plusieurs mois que je n’ai pas entendu de « t’es nulle ». Quant aux « t’y arriveras jamais » et « qu’est-ce que t’es moche » désespérés. Ces paroles internes destructrices se font tout de même plus rares.

2. Je peux voir les pâtisseries proposées par la cafétéria de mon boulot et me dire « ça me dit rien, non, le flan au caramel non plus, finalement je n’ai que envie de salé aujourd’hui ». Ca c’est une véritable révolution ! Avant j’aurais peut-être réussi à résister à cette pâtisserie, mais au prix d’une énorme effort de volonté et d’une grande frustration. Là, fini la frustration. Je sais que je pourrai manger une pâtisserie demain, ou même que si j’en ai envie en sortant du boulot, je pourrai passer à la boulangerie m’en prendre une encore meilleure. Et je le sais pas seulement dans ma tête – parce qu’évidemment je l’ai toujours su, en y réfléchissant – mais maintenant c’est mon corps qui le sait. C’est une évidence à laquelle je n’ai plus besoin de réfléchir consciemment.

3. Je ne fais presque plus de crises d’hyperphagie boulimique. Là aussi, une grande révolution pour moi. Ça m’arrive encore de trop manger, et même de manger alors que je n’ai pas faim, mais depuis quelques mois, je n’ai pas engloutti 7 twix en 20 minutes comme j’aurais pu le faire avant. Je n’ai pas non plus mangé de dragibus jusqu’à écoeurement seulement pour remanger quelques secondes plus tard, malgré l’envie de vomir.

4. Je ne parle plus à tout le monde et sa grand-mère de mes problèmes de poids comme je faisais avant, pour m’en plaindre quand je me sentais complètement dépassée ou pour faire du prosélytisme pour le dernier régime révolutionnaire que je voulais que chacun essaie (voir d’autres adopter le même régime que moi m’aidait à m’auto-convaincre que c’était une bonne idée, malgré mon bon sens parfois). Le fait de tenir ce blog, d’être lue, et tous tes commentaires encourageants (pas une seule méchanceté depuis le début) m’aident énormément.

5. Je sens l’espoir d’être un jour délivrée de cet esclavage par rapport à la nourriture. Je ne le sens pas encore tous les jours, cet espoir, mais à certains moments, je me dis qu’un jour, je n’aurai plus besoin de lutter aussi fort.

Et rien que pour ça, ça vaut le coup.

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Commentaires des Lecteurs

ce que tu écris, je pourrais l’écrire également. C’est la toute première fois que, même si je me trouve trop grosse, je ne suis plus obsédée par ça. Un jour, me dis-je, je perdrai tranquillement, mais en attendant j’apprends juste à vivre sans cette obsession permanente. Me sentir moins seule grâce à toi, m’a aidé, et j’en prends conscience en te lisant aujourd’hui.

@valérie : Ca me fait chaud au coeur, ce que tu dis ! Merci de ton soutien, à toi aussi. Cela m’aide énormément de savoir que je suis lue et comprise !

Je trouve ça super de lire que tu t’aimes un peu mieux, que tu te dévalorises moins : bravo! Il y a quelques mois j’ai commencé des séances de sophrologie, dans l’objectif de me détendre…et aujourd’hui je me rends compte qu’indirectement cela change aussi mon rapport à mon corps : je le prends plus en compte dans ce que je fais, et pas seulement pour assouvir mes besoins physiologiques…Je n’ai pas perdu un gramme, au contraire, mais je sens que je tiens là une bonne piste pour enrayer une prise de poids régulière depuis quelques années…Prenons bien soin de nous, et vraiment je te trouve courageuse!

@palace : merci de tes encouragements, qui me font vraiment plaisir ! Tu as raison : prenons bien soin de nous !

[…] L’autre jour, je t’ai raconté que j’avais enfin compris une chose toute bête, mais essentielle : si je ne mange pas un gâteau tout de suite, je pourrais le manger plus tard. […]